Oberson : recruter, fidéliser, mobiliser les milléniaux | Amélio
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Oberson : recruter, fidéliser et mobiliser les milléniaux

Comment un détaillant de sport familial garde ses gens, attire la génération Y et bâtit une fierté d'appartenance, en pleine pénurie de main-d'œuvre.

L'essentiel

Création et imagination. Ces deux mots guident les employeurs du commerce de détail qui tentent par tous les moyens de fidéliser les milléniaux, grandement convoités par les concurrents. Il y a un chiffre que Daniel L'Écuyer, vice-président d'Oberson, connaît trop bien : sur trois personnes qui se qualifient pour une entrevue, deux n'iront pas au rendez-vous, et ne prendront même pas la peine de téléphoner pour justifier leur absence. Voilà le quotidien du recrutement dans le commerce de détail, où la pénurie de main-d'œuvre frappe fort et où la génération Y a l'embarras du choix.

Oberson, c'est une entreprise familiale fondée par Maurice Oberson, aujourd'hui portée par sa fille Alexandra et par une équipe qui grimpe jusqu'à 120 personnes en période de pointe, entre les succursales de Laval et de Brossard. Un mois avant les fêtes, la présence du personnel sur le plancher s'avère capitale, car un bon service se conclut souvent par une vente. « Lorsque l'économie va bien, ça prend de bons employés pour servir les gens », dit le vice-président. Skis l'hiver, vélos l'été : un commerce passionné, mais saisonnier, qui doit sans cesse attirer, former et garder ses gens.

La vraie question n'est donc pas seulement « comment recruter ? », mais « comment donner envie de rester ? ». Et la réponse d'Oberson n'a rien d'un coup d'éclat. C'est une accumulation de gestes cohérents, répétés, qui finissent par créer un lien solide. Pour comprendre ce qui nourrit ce lien, notre page sur la marque employeur est un bon point de départ.

Équipe de jeunes milléniaux souriants collaborant ensemble autour d'une table de travail

Contexte

Une pénurie de main-d'œuvre dans le détail saisonnier

Détaillant de sport présent à Laval et Brossard, Oberson compte jusqu'à 120 employés en période de pointe. Le défi : recruter et fidéliser les milléniaux quand le marché de l'emploi leur est largement favorable. Sur trois candidats convoqués, deux ne se présentent pas en entrevue.

Action

Un ensemble de leviers, pas une recette unique

Oberson mise sur la qualité de vie au travail : flexibilité et respect des demandes d'horaires, activités d'équipe alignées sur la passion du sport (sorties de ski l'hiver, de vélo à Bromont l'été), tirage annuel de voyages, assurance collective, et une formation initiale de deux mois suivie d'une formation continue chaque année.

L'entreprise communique aussi ses résultats commerciaux avec transparence, pour que chacun comprenne où l'on s'en va, et participe au réseautage de la Chambre de commerce de Laval.

Résultat

Des liens qui durent, mesurés en années

Faute de cibles chiffrées de roulement publiées, le résultat se lit dans la fidélité : trois employés comptent chacun plus de vingt-quatre ans d'ancienneté, plusieurs autres sont là depuis au moins quinze ans, et le virage vers le commerce en ligne a créé une dizaine d'emplois. Chez les gérants, ce sont l'ambiance, le travail d'équipe et le respect qui reviennent comme explication première.

Résultat qualitatif : la source publique d'Oberson ne fournit pas de mesure chiffrée de rétention ni de mobilisation.

« C'est l'ambiance, le travail d'équipe et le respect entre les gérants et les employés qui font la différence. »
Daniel L'ÉcuyerVice-président, Oberson

Vendre son emploi

Le recrutement est le défi de l'heure, et le rapport de force a changé de camp. « Aujourd'hui, l'employeur doit vendre son emploi et créer un milieu de travail super intéressant où l'on se sent interpellé et motivé », observe Daniel L'Écuyer. Cela passe inévitablement par la qualité de vie : peu de gens désirent travailler plus de 40 heures par semaine. L'employeur doit faire preuve d'une grande souplesse face aux demandes des milléniaux, qui veulent préserver leur vie sociale et profiter de leur vendredi soir.

Le même raisonnement vaut pour l'embauche de jeunes mamans. « Elles sont prêtes à offrir de 28 h à 30 h par semaine. En conséquence, cela demande plus de personnel. Je dois engager deux personnes à temps partiel de plus », explique M. L'Écuyer. La flexibilité a un coût d'organisation, mais c'est le prix d'une équipe stable.

Le réseautage comme source de recrutement

Impliqué dans la Chambre de commerce et d'industrie de Laval, Daniel L'Écuyer a fait du réseautage une véritable source de recrutement. « Certains commerces de piscines et de Spas vivent l'achalandage l'été et doivent ralentir l'embauche l'hiver, et nous, c'est l'inverse », explique-t-il. Ces échanges entre propriétaires de commerces résolvent en partie la pénurie actuelle de main-d'œuvre.

3 employés

Venus de chez Trevi l'an dernier, grâce au réseautage entre commerçants à la saisonnalité inversée. Quand le voisin ralentit l'hiver, Oberson, lui, recrute.

Source : Oberson

Fidéliser par l'ambiance et la passion

Plusieurs des salariés des succursales de Brossard et de Laval sont des adeptes de vélo et de ski. On leur propose des activités d'équipe qui prolongent cette passion : l'hiver, l'essai de nouvelles paires de skis sur différentes montagnes ; l'été, une escapade à Bromont pour tester les nouveaux vélos de montagne. Chaque année, le dévouement du personnel est récompensé par le tirage de voyages dans les Alpes, à Whistler, à Banff ou dans les Chic-Chocs. Au retour, ces chanceux racontent leur expérience dans le magazine d'Oberson.

S'ajoutent à cela un programme d'avantages sociaux et une assurance collective. Mais pour la direction, l'essentiel est ailleurs. « On les retient aussi grâce à notre programme d'avantages sociaux dont l'assurance collective, mais je pense que c'est l'ambiance, le travail d'équipe et le respect entre les gérants et les employés qui font la différence », croit Daniel L'Écuyer, qui célébrera en août prochain ses 30 ans dans l'entreprise fondée par Maurice Oberson.

Le sentiment d'appartenance

Chez Oberson, trois employés comptent plus de 24 ans d'expérience. C'est le cas d'Alexis Charlebois-Laurin, qui a commencé à travailler à temps partiel durant son adolescence. Passionné d'informatique, c'est lui qui a suggéré de développer le site Web pour la vente en ligne. Visionnaires, Daniel L'Écuyer et Alexandra Oberson, la fille du fondateur, ont investi 250 000 $ pour créer un site Web alléchant, reconnu pour l'excellence de son service axé sur l'humain. L'idée d'Alexis a permis de créer une dizaine d'emplois.

« Plusieurs de mes collègues sont là depuis au moins 15 ans. Nous avons un sentiment d'appartenance envers l'entreprise parce que nos employeurs nous tiennent informés : on est rendu là, voici là où on s'en va. »
Alexis Charlebois-LaurinGérant du site transactionnel, Oberson

Pas de place aux cachettes ou aux faux-fuyants : les résultats des ventes sont dévoilés en toute transparence. Chacun sait où l'entreprise s'en va, et pourquoi. C'est ce partage, autant que les avantages, qui nourrit le sentiment d'appartenance.

La formation, année après année

Une fois dans l'entreprise, les employés travaillent ensemble dans un esprit d'équipe. « Cela fait partie de nos valeurs, de notre culture. On donne une formation qui dure environ deux mois », précise M. L'Écuyer. Et la formation ne s'arrête jamais : même les employés de 25 ans d'expérience participent à cette formation annuelle. « On apprend toujours quelque chose de nouveau, que ce soit au niveau des réflexions ou de la motivation », ajoute-t-il.

Le monde du commerce de détail vit une profonde période de mutation, autant dans les ressources humaines que dans le virage du numérique. « Il faut être à l'affût des changements. Ceux qui gardent les yeux fermés ne seront pas capables de passer à travers la crise », croit le vice-président d'Oberson.

Avant, après

Le réflexe courant

  • On recrute dans l'urgence, au gré des départs.
  • On mise sur le salaire pour attirer, et on s'étonne de voir partir.
  • On « sent » l'ambiance sans jamais la mesurer.
  • Les bonnes intuitions restent dans la tête de quelques gestionnaires.

L'approche d'Oberson

  • On bâtit une expérience d'emploi cohérente, saison après saison.
  • On retient par l'ambiance, le sens et la flexibilité.
  • On entretient le lien par des gestes concrets et répétés.
  • On partage les résultats pour que chacun sache où l'on s'en va.
24 ans

L'ancienneté que comptent chacun trois employés d'Oberson, dans un secteur réputé pour son fort roulement. La fidélité, ici, se compte en décennies.

Source : Oberson

On ne retient pas les milléniaux avec un seul avantage. On les retient avec une expérience : une suite de petits signaux qui disent, chaque jour, « ici, on vous voit, on vous écoute, on vous fait confiance ».

Ce qu'Amélio change pour une entreprise comme Oberson

L'histoire d'Oberson le montre : les bonnes intuitions existent déjà dans l'entreprise. Les gérants savent que l'ambiance compte, que la flexibilité retient, que la passion partagée soude une équipe. Le défi n'est pas de trouver ces réponses, mais de savoir où agir en priorité, cette semaine, plutôt que de deviner.

C'est exactement le rôle de l'intelligence organisationnelle d'Amélio. Plutôt qu'un sondage de plus, Amélio écoute vos équipes en continu et traduit ce qu'elles vivent en deux ou trois leviers concrets sur lesquels un gestionnaire peut agir tout de suite. Nos questions s'appuient sur le modèle scientifique Demandes et Ressources de l'emploi (JD-R), qui distingue ce qui pèse sur l'employé de ce qui le soutient : chaque réponse pointe vers une action précise.

Le retour sur l'effort est réel. Un employé démobilisé qui reste coûte plus cher qu'un départ, parce qu'il entraîne les autres vers le bas sans qu'on le voie venir. En rendant visible ce qui était invisible, Amélio permet aux RH de transformer la reconnaissance, l'écoute et le sens en gestes du quotidien, au lieu de simplement exécuter des programmes. Et dans un an, vous ne reconnaîtrez plus vos décisions : elles seront fondées sur ce que vivent réellement vos gens, pas sur une impression.

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organisations utilisent Amélio pour mobiliser et retenir leurs équipes.
+85 %
de participation moyenne aux démarches menées avec Amélio : quand on pose les bonnes questions, les gens répondent.
« Amélio apporte de la crédibilité au département de ressources humaines. » Décathlon, cliente d'Amélio

De l'intuition à la transformation qui dure

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