Comprendre la Loi 27. Et surtout, quoi faire.
La réforme la plus importante de la santé et sécurité du travail depuis quarante ans est en vigueur. Voici l'essentiel, sans jargon, et surtout quoi faire dès cette semaine.
La Loi 27 modernise le régime québécois de santé et sécurité du travail et place, pour la première fois, la santé psychologique au même rang que la santé physique. Depuis le 6 octobre 2025, chaque organisation doit évaluer, documenter et prévenir les risques psychosociaux, comme le stress chronique, la surcharge ou le harcèlement.

La Loi 27 n'est pas tombée du ciel. Elle découle du projet de loi 59, qui voulait réconcilier la santé physique et la santé psychologique au travail. Adoptée en octobre 2021, elle a déployé ses obligations par étapes, jusqu'à l'échéance clé du 6 octobre 2025.
Pendant quarante ans, la prévention s'est pensée en bottes d'acier et en garde-corps. La Loi 27 élargit la définition : la santé au travail inclut désormais la tête, pas seulement le corps.
Le corps, surtout
Prévention centrée sur les risques physiques.
Santé psychologique laissée à la bonne volonté.
Démarche souvent réactive et peu documentée.
Le corps et la tête
Risques psychosociaux au même rang que les risques physiques.
Évaluation obligatoire et continue.
Traçabilité exigée et participation des employés formalisée.
À tout le monde. La loi s'applique à tous les milieux de travail québécois, sans exception. Ce qui varie, ce sont les mécanismes exigés, selon le nombre de personnes dans l'établissement.
Établissements de 19 personnes et moins
Un agent ou une agente de liaison en santé et sécurité, et un plan d'action écrit qui intègre les risques psychosociaux.
Établissements de 20 personnes et plus
Un comité de santé et sécurité paritaire et un représentant ou une représentante, plus un programme de prévention structuré qui inclut les risques psychosociaux et des mesures de sensibilisation.
Pourquoi les risques psychosociaux passent inaperçus
On voit à l'œil nu si une dent est en santé. Mais une carie cachée, ça prend une radiographie.
Les risques psychosociaux, c'est pareil : rarement visibles en surface, bien réels en dessous. Un employé démobilisé l'est d'ailleurs rarement d'un coup. La loi vous demande de regarder sous la surface. Voici ce qu'elle reconnaît :
- Charge de travail excessive
- Manque de reconnaissance
- Rôles flous
- Relations tendues
- Harcèlement
- Isolement
- Perte de sens
- Insécurité d'emploi
Un sondage ponctuel, c'est une photo prise un mardi à 10 h. Ce qui compte vraiment, c'est le film : ce qui se passe entre les mesures.
Un employé démobilisé qui reste vous coûte souvent plus cher qu'un employé qui part. Le climat ne paraît pas dans un bilan financier, mais il pèse sur la productivité, le service et la rétention.
Inutile de tout faire en même temps. Trois mouvements suffisent pour partir du bon pied et tenir la route.
Diagnostiquer
Évaluez les risques psychosociaux avec méthode : un sondage structuré et validé, des indicateurs internes comme l'absentéisme et le roulement, des échanges francs. Pas des impressions.
Documenter
Inscrivez vos constats dans un programme de prévention ou un plan d'action écrit, avec des objectifs, des responsables et des échéances. Cette trace devient votre protection en cas de vérification de la CNESST.
Faire vivre
Formez vos gestionnaires, suivez vos indicateurs et ajustez en continu. La conformité n'est pas un document qui dort dans un tiroir, c'est une habitude.
Amélio est le système d'intelligence organisationnelle des entreprises. Pour la Loi 27, cela se traduit par trois choses concrètes, qui suivent exactement vos trois obligations.
Un sondage scientifique, fondé sur le modèle JD-R (12 facteurs, 38 sous-facteurs), et l'analyse des commentaires révèlent vos risques psychosociaux réels, par équipe et par groupe à risque.
Dans toute organisation, deux ou trois leviers font vraiment basculer le climat ; le reste, c'est du bruit. Amélio trouve ces leviers, grâce à la priorisation par importance et à des comparatifs sectoriels propriétaires.
Plans d'action automatisés, comparaisons d'une année à l'autre et de vrais experts en développement organisationnel pour vous accompagner dans le temps.
Vos RH ne sont pas là pour administrer des sondages. Ils sont là pour transformer l'organisation. Amélio leur en redonne le temps.
Amélio a permis de structurer la démarche de mobilisation et de transformer les données en leviers d'action concrets.
Qu'est-ce que la Loi 27, en résumé ?+
C'est la loi québécoise qui modernise la santé et sécurité du travail et reconnaît officiellement les risques psychosociaux. Depuis le 6 octobre 2025, leur prévention est obligatoire pour tous les employeurs.
Quels risques psychosociaux faut-il évaluer ?+
Notamment la surcharge de travail, le manque de reconnaissance ou de clarté des rôles, les relations tendues, le harcèlement psychologique ou sexuel, l'isolement et l'insécurité d'emploi.
Le comité de santé et sécurité est-il obligatoire ?+
Oui, pour les établissements de 20 personnes et plus. En deçà, on désigne un agent ou une agente de liaison et on tient un plan d'action écrit.
Que risque-t-on en cas de non-conformité ?+
La CNESST peut intervenir, exiger des correctifs et imposer des sanctions financières. La documentation de votre démarche reste votre meilleure protection.
Est-ce compliqué à mettre en place ?+
Pas si vous procédez par étapes : un diagnostic structuré, un plan écrit, puis un suivi continu. Un bon outil et un accompagnement réduisent beaucoup l'effort.
Guide gratuit
Téléchargez le guide compagnon de la Loi 27
Ce qu'il faut savoir et faire dès maintenant au sujet de la Loi 27 (LMRSST), en un document clair.
Télécharger le guide →La Loi 27 n'est pas qu'une contrainte de plus. C'est une raison d'enfin voir ce qui freine vos équipes, et d'agir là où ça compte vraiment.
Pas un sondage. Pas un rapport. Une transformation qui dure. Évaluez vos risques psychosociaux