8 secrets pour attirer les milléniaux en entreprise | Amélio
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8 secrets pour attirer et fidéliser les milléniaux

La génération Y ne cherche pas un emploi, elle cherche une raison de rester. Voici huit leviers concrets pour la séduire et, surtout, la garder.

L'essentiel

Pendant longtemps, fidéliser un employé tenait à peu de chose : un salaire correct, un poste stable, et la promesse d'une carrière en ligne droite. Cette équation a cessé de fonctionner. La génération Y, ces personnes nées entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, a grandi avec d'autres repères et pose d'autres questions.

Elle ne demande pas seulement « combien », mais « pourquoi » et « jusqu'où ». Pourquoi ce travail compte, jusqu'où elle peut progresser, et si ce qu'elle vit au quotidien correspond à ce qu'on lui a promis à l'embauche. Quand la réponse déçoit, elle ne reste pas par loyauté : elle part, parfois sans bruit.

Bonne nouvelle : les leviers qui retiennent un millénial ne sont ni mystérieux ni coûteux. Ce sont des gestes de gestion, répétés et sincères. Les huit qui suivent reviennent dans les milieux qui gardent leurs talents, et ils valent pour à peu près toutes les générations. Si vous cherchez d'abord à comprendre ce qui nourrit l'élan d'une équipe, notre guide sur les façons de motiver les employés complète bien cette lecture.

Pour les rendre concrets, suivons un milieu qui les applique au quotidien : W-WLKN, un détaillant de vêtements fondé en 2010 par Pierre-Olivier Mercier, 32 ans, un président qui inspire les gens d'affaires lors de ses conférences. L'entreprise distribue 130 lignes de vêtements destinées aux amateurs de planche à neige, de planche à roulettes, de hip-hop et de mode hipster, et exploite huit boutiques à Québec, Montréal et Toronto avec 160 employés, en grande majorité des milléniaux. Son objectif : 100 magasins d'ici quinze ans, dont 25 au Canada et 75 aux États-Unis. Voici comment son président s'y prend pour garder ses gens.

Les 8 secrets
1

Penser à demain dès l'embauche

Le millénial veut savoir où il s'en va. Demandez-lui ses objectifs de carrière dès l'entrevue, puis aidez-le à les atteindre. Chez W-WLKN, on le formule simplement : « On demande toujours ce qu'il recherche dans une carrière et, par la suite, on souhaite l'aider à grandir avec nous. » Un étudiant en comptabilité embauché comme vendeur à temps partiel, par exemple, n'est pas laissé à lui-même : « Nous travaillons avec lui de façon à bâtir une matrice de compétences et notre but, c'est de le garder le plus longtemps possible. »

À retenir : une trajectoire claire vaut souvent plus qu'une augmentation. On reste là où l'on grandit.

2

Accueillir la bougeotte

Cette génération aime le mouvement. Plutôt que de craindre qu'un employé veuille changer de ville, de succursale ou d'équipe, voyez-y une occasion de le garder dans l'organisation. Avec des boutiques à Québec, Montréal et Toronto, W-WLKN en fait un atout : « S'ils expriment le désir de quitter Québec pour aller à Montréal ou vice versa, on tente de les satisfaire. » La mobilité interne transforme une envie de partir en envie de découvrir autre chose, chez vous.

3

Être vraiment à l'écoute

Derrière un employé, il y a une personne, avec ses soucis émotionnels, financiers ou familiaux. « Nous sommes comme une grande famille et, pour nous, c'est essentiel d'être à leur écoute et proches d'eux », résume Pierre-Olivier Mercier. Les milieux qui fidélisent prennent ces réalités au sérieux et offrent du soutien concret :

  • une ligne confidentielle 1 800, fournie par l'assureur de l'entreprise, pour consulter un professionnel en cas d'anxiété ou de détresse ;
  • de la souplesse quand la vie l'exige ;
  • un gestionnaire qui remarque les signaux faibles avant la rupture.
4

Recruter sur les valeurs, pas seulement les compétences

Une compétence s'acquiert ; un rapport sain aux autres, beaucoup moins. Au cours des sept dernières années, Pierre-Olivier Mercier et son équipe de ressources humaines ont compris une chose primordiale : l'importance d'engager des gens pour leur éthique et leur sens des valeurs, et non pour leurs seules compétences. W-WLKN l'a appris à ses dépens : « On a fait l'erreur de garder trop longtemps une personne compétente mais qui n'avait pas les mêmes valeurs que nous. » Le respect des collègues n'est pas négociable, et le mépris envers autrui ne devrait jamais trouver sa place dans une équipe, peu importe le talent de la personne.

5

Cultiver l'autonomie

Rien ne démobilise plus vite un millénial qu'un gestionnaire qui décide tout à sa place. Servez-vous de l'accompagnement pour développer sa capacité à juger, à choisir et à assumer ses décisions. Chez W-WLKN, on procède par questions plutôt que par directives : « On questionne nos gens en leur demandant, par exemple : Qu'est-ce que tu as appris de cette situation ? » Le but, dit Mercier, « c'est qu'ils soient capables de prendre leurs propres décisions ». La confiance qu'on accorde nourrit la confiance en soi, et l'autonomie devient un puissant motif de rester.

6

Nourrir l'ambition

La génération Y veut se dépasser. Encouragez chaque personne à exceller dans son rôle ; le mot d'ordre de Mercier à ses gens tient en cinq mots : « sois le meilleur à ton poste ». Montrez-lui que l'excellence ouvre des portes : promotion, responsabilités élargies, stabilité d'emploi. Car les milieux qui fidélisent protègent leurs forces vives : « On ne se sépare jamais des meilleurs. » Une ambition reconnue et canalisée devient un moteur de performance autant qu'un facteur de loyauté.

7

Récompenser concrètement

La reconnaissance symbolique ne remplace pas la reconnaissance tangible. W-WLKN verse un bonus aux équipes qui performent, par département, et octroie une prime oscillant entre 150 $ et 250 $ à ceux qui recommandent un candidat de choix, embauché et resté en poste plusieurs mois, voire des années. Le message est clair : ici, l'effort se voit et se récompense.

8

Dire merci, publiquement

La gratitude est le levier le plus simple et le plus négligé. Chez W-WLKN, dès qu'un employé réalise une belle vente ou effectue un bon suivi avec un fournisseur, un courriel le souligne devant toute l'équipe à l'interne. Chaque année, avant Noël, le personnel est aussi reçu dans un grand restaurant chic de Montréal ou de Toronto. Être vu et nommé pour ce qu'on accomplit, sans attendre l'évaluation annuelle, fait toute la différence entre un employé qui s'investit et un employé qui décroche.

« Pas un numéro »

À un employé de W-WLKN, on demande : « Pourquoi restes-tu alors que tu pourrais trouver facilement un autre boulot ailleurs ? » Sa réponse tient en deux phrases : « Parce que j'ai le sentiment d'être apprécié. Et je ne me sens pas comme un numéro. »

Un employé de W-WLKN
Avant / après

L'ancienne gestion

Retenir par défaut

  • On embauche pour combler un poste, sans parler d'avenir.
  • Le départ d'un employé est vécu comme une trahison.
  • La rétroaction attend l'évaluation annuelle.
  • On décide pour l'employé, au nom de l'efficacité.
  • On découvre le malaise le jour de la démission.

La nouvelle gestion

Fidéliser par intention

  • On bâtit une trajectoire dès la première rencontre.
  • La mobilité interne garde le talent dans l'organisation.
  • La reconnaissance se donne au bon moment, sans délai.
  • On accompagne l'autonomie plutôt que de la brider.
  • On mesure le climat en continu et on agit avant la rupture.
Rétention

Ce que la fidélisation rapporte vraiment

On parle souvent du coût de l'attraction : les affichages, le temps d'entrevue, la formation d'un nouveau venu. On oublie un coût plus sournois : celui d'un employé démobilisé qui reste. Présent sans être engagé, il pèse sur le climat, sur la qualité et sur les collègues. Un démobilisé qui reste coûte plus cher qu'un départ. C'est exactement le genre de signal qu'une mesure régulière fait remonter avant qu'il ne s'installe.

Chez W-WLKN, ces huit gestes ne sont pas des slogans : ils soutiennent une ambition bien réelle. « Mon objectif, d'ici les quinze prochaines années, c'est de compter 100 magasins, dont 25 au Canada et 75 autres aux États-Unis », confie Pierre-Olivier Mercier. Une croissance de cette ampleur ne tient pas sans des gens qui restent, grandissent et portent la marque avec fierté.

160
employés répartis dans 8 boutiques à Québec, Montréal et Toronto.
130
lignes de vêtements distribuées, pour une clientèle de planche à neige, de planche à roulettes et de mode urbaine.
100
magasins visés d'ici quinze ans, dont 25 au Canada et 75 aux États-Unis.

Vos équipes ont déjà tout ce qu'il faut pour rester : il manque seulement de voir où agir. Dans un an, avec les bonnes données entre les mains, vous ne reconnaîtrez plus la façon dont vous prenez vos décisions.

Pierre-Olivier Mercier, président de W-WLKN, qui partage ses secrets pour attirer et fidéliser les milléniaux en entreprise
« Nous sommes comme une grande famille et, pour nous, c'est essentiel d'être à leur écoute et proches d'eux. » Pierre-Olivier Mercier, président de W-WLKN

Pour aller plus loin sur ce qui distingue une organisation qui dure, l'ouvrage « Good to Great » de Jim Collins (paru en français sous le titre « De la performance à l'excellence ») reste une référence : il montre que ce sont les bonnes personnes, à la bonne place, qui font passer une entreprise de bonne à excellente.

Au terme de son enquête, Jim Collins dégage trois caractéristiques communes aux grandes entreprises : d'abord, un leader atypique, à la fois humble et farouchement déterminé, qui met l'organisation avant son ego ; ensuite, une stratégie simple et claire, comprise de tous et tenue dans la durée ; enfin, une culture de discipline, où chacun assume ses responsabilités sans qu'on ait à le surveiller.

De gestes isolés à une marque employeur

Pris séparément, ces huit secrets sont de bonnes intentions. Mis bout à bout, sans fil conducteur, ils s'essoufflent : on commence fort, puis le quotidien reprend le dessus. Ce qui les transforme en avantage durable, c'est une chose : les relier à une vraie stratégie de marque employeur, portée par des données plutôt que par des impressions.

C'est là qu'Amélio agit comme une forme d'intelligence organisationnelle. La plateforme écoute vos équipes en continu, repère les deux ou trois leviers qui comptent vraiment pour vos milléniaux, et place dans les mains de chaque gestionnaire ce qu'il peut faire dès cette semaine. Pas un sondage de plus, pas un rapport qu'on archive : une lecture claire de ce qui retient vos talents, et de ce qui les fait fuir.

Concrètement, vous voyez la reconnaissance ressortir comme point faible et vous savez par où commencer ; notre page sur la reconnaissance au travail donne des gestes concrets. Vous voulez vous inspirer d'un milieu qui a su mobiliser sa génération Y ? L'histoire d'Oberson montre ce que produit une attention soutenue au climat. Au bout du compte, ce n'est pas un sondage, ni un rapport : c'est une transformation qui dure, parce qu'elle s'appuie sur ce que vivent réellement vos employés.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui distingue vraiment les milléniaux au travail ?

La génération Y accorde une grande importance au sens de son travail, à sa progression et à la reconnaissance reçue au quotidien. Elle s'attend à de la transparence, à de l'autonomie et à une cohérence entre les valeurs affichées et la réalité vécue. Ce ne sont pas des caprices : ce sont des attentes que la plupart des employés partagent aujourd'hui, toutes générations confondues.

Faut-il dépenser beaucoup pour fidéliser cette génération ?

Non. La majorité des leviers qui retiennent un millénial sont des gestes de gestion : écouter, reconnaître au bon moment, offrir une trajectoire, accorder de l'autonomie. Ils coûtent surtout de l'attention et de la constance. Les primes et récompenses ont leur place, mais elles ne remplacent jamais un quotidien où la personne se sent vue et utile.

Comment savoir si nos efforts de fidélisation portent ?

En mesurant, plutôt qu'en se fiant à une impression. Un indicateur comme l'eNPS, suivi dans le temps, révèle si le climat s'améliore ou se dégrade. Le diagnostic de mobilisation d'Amélio permet de suivre ces signaux en continu et de repérer où agir avant qu'un talent ne décroche.

La reconnaissance a-t-elle un effet réel sur la rétention ?

Oui, et c'est l'un des leviers les plus rapides à activer. Chez W-WLKN, un courriel souligne devant toute l'équipe chaque belle vente ou chaque bon suivi, et le personnel est reçu chaque année dans un grand restaurant chic avant Noël. Résultat : des employés qui se sentent appréciés et qui restent, à l'image de celui qui dit ne pas se sentir « comme un numéro ». La reconnaissance n'est pas un détail : c'est un moteur de fidélisation.

Par où commencer si nous partons de zéro ?

Commencez par écouter. Avant de lancer des initiatives tous azimuts, prenez le pouls de vos équipes pour savoir quels leviers comptent vraiment chez vous. À partir de ce portrait, choisissez deux ou trois priorités, agissez de façon visible, puis mesurez de nouveau. C'est ce cycle, plus que n'importe quel programme isolé, qui installe une fidélisation durable.

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Faites de la fidélisation une habitude

Vous connaissez les huit leviers. Il reste à savoir lesquels comptent vraiment pour vos équipes, et à les activer. Ce n'est pas un sondage, ni un rapport : c'est une transformation qui dure.

Planifier une démonstration Sans engagement. Voyez en quelques minutes ce qui retient vos talents.