Mobiliser ses employés par une vision claire et des solutions aux problèmes
Personne ne se lève le matin pour un slogan. On se mobilise pour une direction qu'on comprend et pour des problèmes qu'on voit enfin se régler. Rencontre d'un dirigeant qui a fait de cette idée le moteur de son entreprise.
L'essentiel
- Chez Transport Vilmik, le président Michel Boisvert mobilise ses gens avec une vision claire et la promesse de transformer chaque problème en solution.
- Sa recette : être à l'écoute de ses chauffeurs et employés, parce que ce sont eux le poumon de l'entreprise, et ne jamais raconter de menteries.
- Plutôt que de se plaindre de la pénurie, on fait des tables rondes, on offre une première chance et on bâtit la compagnie ensemble.
- Entendre tout le monde, pas seulement les voix fortes, exige de mesurer. Amélio fait remonter ce que vos équipes savent déjà et le transforme en décisions.
Le portrait
Dans le hall d'entrée de Transport Vilmik, un homme grand et costaud parle au téléphone. Tantôt en français, tantôt en anglais. En cette période de vacances, le président de la compagnie, Michel Boisvert, montre à Jeffrey, son fils de 20 ans, les rudiments du métier de répartiteur.
Dans cette course à la productivité, le temps compte. Les clients, provenant du Québec, de l'Ontario et des États-Unis, veulent obtenir leur commande de matériel le plus vite possible. Et parfois, des obstacles se dressent sur le chemin. « Il peut s'agir qu'au port de Sorel, il n'y a pas de rendez-vous », illustre-t-il. Le répartiteur est comme un chef d'orchestre entre le chauffeur et le client : il s'occupe de la prise de rendez-vous, déterminant l'heure et le jour de la livraison. Un métier qui requiert diplomatie, rigueur et sang-froid face aux imprévus.
Pas de menteries
Comment l'entreprise réussit-elle à mobiliser ses 45 chauffeurs, 15 employés de bureau, ses 8 mécaniciens et 4 chauffeurs propriétaires ? « Premièrement, je ne raconte pas de menteries. On n'invente rien. On fait du transport », dit Michel Boisvert.
« J'essaie d'être à l'écoute de nos chauffeurs et de nos employés de bureau, car c'est eux le poumon de l'entreprise. J'ai beau avoir 50 camions dans ma cour, si je n'ai pas de chauffeur pour les conduire… »
À 18 ans, ce Sorelois a eu la piqûre pour le métier de camionneur, qu'il compare à une mission. Pendant 16 ans, à raison de 70 heures par semaine, il a parcouru les routes de l'Amérique du Nord. Il connaît toutes les conditions routières, dont le trafic, mais aussi les canicules l'été et les routes enneigées l'hiver. À 36 ans, en 2011, il a lancé son entreprise de transport avec un partenaire, Richard Villeneuve. D'où le nom de Vilmik.
« Michel est un passionné. Il réussit à transmettre sa passion à toute l'équipe. Les gens, ici, s'investissent comme si la compagnie leur appartenait. » Élisabeth Aussant, directrice des ressources humaines
De son côté, le patron, lui-même père de famille de trois enfants, trouve important de souligner la contribution des femmes, épouses des camionneurs. « On les invite toujours à nos partys. Elles vivent seules la semaine avec les enfants. Elles accueillent leur homme le vendredi soir et l'aident à décompresser de sa semaine. Elles sont importantes pour nous. »
Des solutions, pas des plaintes
Des problèmes, on en fait des solutions
« Si nos chauffeurs ont des problèmes, on tente de trouver des solutions. J'aime leur lancer le défi : on bâtit ensemble notre compagnie. Et le plus important, selon moi, c'est de ressentir ce sentiment d'accomplissement dans notre travail », indique-t-il.
En cette ère de pénurie d'emplois, Vilmik vit les mêmes difficultés de recrutement que ses concurrents. « On pourrait se plaindre et se lamenter en disant : on ne trouve pas d'employés. À la place, on fait des tables rondes et on trouve des solutions. »
Michel Boisvert constate un potentiel d'embauche chez les pré-retraités. « Les gens de 55 à 65 ans représentent 16 % de la population. La tranche des 8 à 19 ans compte pour 8,9 % de la population. Entre les deux, il y a un trou. » Et il ne se cache pas la réalité du terrain : « Le métier de camionneur est dur. On s'aperçoit que ce n'est pas tout le monde qui a la capacité de faire 70 heures de travail par semaine. »
Une première chance
La directrice des ressources humaines, Élisabeth Aussant, explique que l'entreprise est ouverte à offrir une première chance à un individu qui ne possède aucune expérience dans le monde du camionnage. « Michel a le flair pour détecter le potentiel chez les gens qui n'ont pas nécessairement de l'expérience. Nous avons vécu de belles réussites en octroyant une première chance à quelqu'un qui avait les attitudes, les aptitudes et l'envie d'un nouveau défi. »
Un exemple ? Un professeur au secondaire a eu envie de changer de métier. « S'il manque seulement les compétences techniques, nous sommes capables de le former. »
Redonner à la région
La compagnie Vilmik s'engage dans la région de Sorel-Tracy en commanditant des événements comme le Festival de la gibelotte (Gib Fest), la Maison des jeunes ou les associations sportives. En 2011, l'entreprise comptait seulement une vingtaine d'emplois. Une cinquantaine d'emplois ont été créés en sept ans. « Des gens de Québec et d'autres régions ont déménagé ici pour travailler chez nous, contribuant à l'essor de la région », dit Michel Boisvert, visiblement fier.
En arrivant dans le hall d'entrée de Vilmik, on découvre aussitôt cette citation d'Henry Ford.
« Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès et travailler ensemble est la réussite. »
Sa vision
D'ici cinq ans, l'homme a une vision claire. « On veut devenir la référence dans le monde du transport d'ici 2020, 2025, et pour cela, il faut être capable de servir nos clients le mieux possible. »
Avant tout, il veut le bonheur de ses troupes. « Je veux bâtir une compagnie où les gens seront bien et heureux. S'ils le sont, ils vont contribuer encore plus à notre réussite. » L'entrepreneur garde aussi en tête la rentabilité : « Comme toute autre compagnie, il est important d'être rentable et de faire de l'argent. Avant tout, il faut que cela soit simple, efficace, harmonieux. »
Le futur, il le sait, c'est éventuellement l'apparition de camions semi-autonomes. Verra-t-on un jour des camions se diriger vers Toronto sans humain à bord ? « Comment va-t-on prendre ce virage ? On s'y prépare déjà. On recherche des gens à la fine pointe de la technologie, prêts à travailler aux opérations et dans le garage. »
Entretemps, Vilmik est un bel exemple où le personnel travaille dans un esprit familial. « Nous sommes dans une ère où chacun a hâte de rentrer chez soi. Ici, nous avons des barbecues, des activités sociales, et tous, nous avons envie d'y participer », illustre Élisabeth Aussant. La preuve ? Un employé s'est récemment marié et a invité tous ses collègues de travail.
La recette de la réussite
Simple
Le projet est-il simple ?
- Est-il facile à réaliser et surtout réalisable ?
Efficace
Le projet est-il efficace ?
- Sa réalisation nous fait-elle progresser ou nous éloigner de nos objectifs ?
Harmonieux
Le projet est-il harmonieux ?
- Aide-t-il nos compagnons de travail à progresser eux aussi, ou ne fait-il que repousser un problème ?
Rentable
Le projet est-il rentable ?
- L'est-il à court ou à moyen terme ?
La méthode
Voir clair avec l'intelligence organisationnelle
L'histoire de Michel Boisvert tient en une phrase : être à l'écoute de ses gens, parce que ce sont eux le poumon de l'entreprise. Encore faut-il les entendre tous, et pas seulement les voix les plus fortes ni celles qu'on croise dans le corridor. C'est là que l'intuition montre ses limites, et que la mesure prend le relais.
Amélio, c'est l'intelligence organisationnelle : la capacité d'une organisation à savoir, en continu, ce que vivent ses équipes et où agir pour les mobiliser. Là où l'intuition capte les voix les plus fortes, l'intelligence organisationnelle entend tout le monde, et transforme ce que vos gens savent déjà en décisions que vos gestionnaires peuvent prendre.
Nos questions s'appuient sur un modèle scientifique éprouvé, le modèle Demandes et Ressources de l'emploi (Job Demands-Resources, ou JD-R), qui distingue ce qui pèse sur l'employé de ce qui le soutient. Plus de 750 organisations s'en servent déjà avec Amélio pour remplacer le brouillard par une lecture claire, thème par thème. Au lieu de mesurer un peu de tout sans rien comprendre, chaque réponse pointe vers un levier précis.
Concrètement, le diagnostic de mobilisation d'Amélio vous donne une lecture par thème, des comparaisons dans le temps et des pistes d'action priorisées. Vous voulez aussi que la vision se vive au quotidien, pas seulement qu'elle s'affiche ? Notre approche pour mobiliser par vos valeurs montre comment ancrer la direction dans les gestes concrets. Et si vous cherchez d'abord à comprendre ce qui nourrit l'élan d'une équipe, notre guide sur les façons de motiver les employés est un bon point de départ.
Ce que disent les chiffres
« Amélio apporte de la crédibilité au département de ressources humaines. » Décathlon, client d'Amélio
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une vision claire change concrètement pour la mobilisation ?
Une vision claire répond à la question que chaque employé se pose : à quoi sert mon travail ? Quand la réponse est nette, les gens choisissent mieux leurs priorités, se sentent reliés à un objectif commun et acceptent l'effort. Quand elle reste floue, la bonne volonté s'épuise, parce que personne ne sait dans quelle direction ramer.
Vision claire ou solutions aux problèmes : par quoi commencer ?
Les deux vont ensemble, mais l'écoute vient en premier. En faisant remonter de façon structurée ce que vivent vos équipes, vous voyez à la fois où le cap est flou et quels problèmes minent l'engagement. Vous réglez alors deux ou trois leviers précis plutôt que de vous éparpiller, et chaque problème traité rend la vision plus crédible.
Comment savoir si nos équipes sont vraiment alignées ?
En le mesurant. L'alignement se vérifie quand la vision du dirigeant, la réalité du terrain et les gestes du quotidien pointent dans la même direction. Le diagnostic de mobilisation d'Amélio révèle où le décalage se creuse, thème par thème, pour que vous agissiez à l'endroit exact plutôt qu'à l'aveugle.
Pourquoi se fier à des données plutôt qu'à son intuition de gestionnaire ?
Parce que l'intuition capte les voix les plus fortes et oublie les plus discrètes, alors que les employés les plus démobilisés sont souvent ceux qui se sont déjà tus. Des données fiables entendent tout le monde et pointent vers des leviers concrets. Sans elles, on peut ramer fort, mais dans quelle direction ?
Combien de temps avant de voir un effet sur la mobilisation ?
Le premier sondage donne déjà une lecture claire de ce qui mobilise et de ce qui mine vos équipes. À partir de là, les prises de pouls régulières montrent l'évolution dans le temps. Dans un an, vous ne reconnaîtrez plus la façon dont vos équipes prennent leurs décisions, parce qu'elles s'appuieront sur du réel et non sur des suppositions.
Ce n'est pas un sondage. Ce n'est pas un rapport. C'est une transformation qui dure.
Passez du flou à l'alignement
Donnez à vos équipes une direction qu'elles comprennent et la preuve qu'on règle leurs problèmes. Voyez comment Amélio rend votre organisation lucide sur ce qu'elle vit.
Planifier une démonstration Sans engagement. Vous repartez avec une lecture claire de ce qui mobilise vos équipes.