Mobiliser ses employés par une vision claire et des solutions aux problèmes

Transport Vilmik

Par Annie Bourque, Journaliste

Dans le hall d’entrée de Transport Vilmik, un homme grand et costaud parle au téléphone. Tantôt en français, tantôt en anglais. En cette période de vacances, le président de la compagnie Michel Boisvert montre à Jeffrey, son fils de 20 ans, les rudiments du métier de répartiteur.

Dans cette course à la productivité, le temps compte. Les clients, provenant du Québec, en Ontario et aux États-Unis veulent obtenir leur commande de matériel le plus vite possible. Et parfois, des obstacles se dressent sur le chemin.

-Il peut s’agir qu’au port de Sorel, il n’y a pas de rendez-vous.

Le répartiteur est comme un chef d’orchestre entre le chauffeur et le client. Il s’occupe de la prise de rendez-vous déterminant dont l’heure et le jour de la livraison.

Un métier qui requiert diplomatie, rigueur et une bonne capacité de réaction face aux imprévus.

Les propriétaires de Vilmik Michel Boisvert et Richard Villeneuve.

Le répartiteur est comme un chef d’orchestre entre le chauffeur et le client. Il s’occupe de la prise de rendez-vous déterminant dont l’heure et le jour de la livraison.

Un métier qui requiert diplomatie, rigueur et une bonne capacité de réaction face aux imprévus.

Les propriétaires de Vilmik Michel Boisvert et Richard Villeneuve.  

Pas de menteries

Comment l’entreprise réussit-elle à mobiliser ses 45 chauffeurs, 15 employés de bureau, ses 8 mécaniciens et 4 chauffeurs propriétaires? « Premièrement, je ne raconte pas de menteries. On n’invente rien. On fait du transport », dit Michel Boisvert.

« J’essaie d’être à l’écoute de nos chauffeurs et nos employés de bureaux car c’est eux le poumon de l’entreprise. J’ai beau avoir 50 camions dans ma cour, si je n’ai pas de chauffeur pour les conduire… »

À 18 ans, ce Sorelois a eu la piqûre pour le métier de camionneur qu’il compare à une mission. Pendant 16 ans, 70 heures par semaine, il a parcouru les routes de l’Amérique du Nord. Il connait toutes les conditions routières dont le trafic, mais aussi les canicules l’été et les routes enneigées, l’hiver. À 36 ans, en 2011, il a lancé son entreprise de transport avec un partenaire Richard Villeneuve. D’où le nom de Vilmik.

« Michel est un passionné. Il réussit à transmettre sa passion à toute l’équipe. Les gens, ici, s’investissent comme si la compagnie leur appartenait », témoigne Élisabeth Aussant, directrice des ressources humaines.

Les enfants de certains centres de la petite enfance ont visité avec bonheur les camions de Vilmik.

De son côté, le patron, lui-même un père de famille de trois enfants, trouve important de souligner la contribution des femmes, épouses des camionneurs. « On les invite toujours à nos partys. Elles vivent seules la semaine avec les enfants. Elles accueillent leur homme le vendredi soir et l’aident à décompresser de sa semaine. Elles sont importantes pour nous. »

Solutions

« Si nos chauffeurs ont des problèmes, indique-t-il, on tente de trouver des solutions. J’aime leur lancer le défi : on bâtit ensemble notre compagnie. Et le plus important, selon moi, c’est de ressentir ce sentiment d’accomplissement dans notre travail. »

En cette ère de pénurie d’emplois, Vilmik vit les mêmes difficultés de recrutement que ses concurrents. « On pourrait se plaindre et se lamenter en disant : on ne trouve pas d’employés. À la place, on fait des tables rondes et on trouve des solutions. »

Michel Boisvert constate un potentiel d’embauche chez les pré-retraités. « Les gens de 55 à 65 ans représente 16 % de la population. La tranche de 8 à 19 ans compte pour 8,9 % de la population. Entre les deux, il y a un trou. »

« Le métier de camionneur est dur. On s’aperçoit que ce n’est pas tout le monde qui a la capacité de faire 70 heures de travail par semaine », ajoute-t-il.

Première chance

La directrice des ressources humaines Elisabeth Aussant explique que l’entreprise est ouverte à offrir une première chance à un individu qui ne possède aucune expérience dans le monde du camionnage. « Michel a le flair pour détecter le potentiel chez les gens qui n’ont pas nécessairement de l’expérience. Nous avons vécu de belles réussites en octroyant une première chance à quelqu’un qui avait les attitudes, les aptitudes et envie d’un nouveau défis. »

Un exemple ? Un professeur au secondaire a eu envie de changer de métier. « S’il manque seulement les compétences techniques, nous sommes capables de le former. »

Redonner à la région

La compagnie Vilmik s’engage dans la région de Sorel-Tracy en commanditant des événements comme le Festival de la gibelotte (Gib Fest), la Maison des jeunes ou les associations sportives. En 2011, l’entreprise comptait seulement une vingtaine d’emplois. Une cinquantaine d’emplois ont été créés en sept ans. « Des gens de Québec et de d’autres régions ont déménagé ici pour travailler chez nous contribuant à l’essor de la région » dit Michel Boisvert, visiblement fier.

En arrivant dans le hall d’entrée de Vilmik, on découvre aussitôt cette citation d’Henry Ford :

« Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès et travailler ensemble est la réussite. »

Sa vision

D’ici cinq ans, l’homme a une vision claire. « On veut devenir la référence dans le monde du transport d’ici 2020, 2025 et pour cela, il faut être capable de servir nos clients le mieux possible. »

Avant tout, il veut le bonheur de ses troupes. « Je veux bâtir une compagnie ou les gens seront bien et heureux. S’Ils le sont, ils vont contribuer encore plus à notre réussite. »

Aussi, l’entrepreneur garde en tête la rentabilité. « Comme toute autre compagnie, il est important d’être rentable et de faire de l’argent. Avant tout, il faut que cela soit simple, efficace, harmonieux. »

Le futur, il le sait, c’est éventuellement l’apparition de camions semi autonomes. Verra-t-on un jour des camions se diriger à Toronto sans être humain à bord? « Comment va-t-on prendre ce virage ? On s’y prépare déjà. On recherche des gens à la fine pointe de la technologie, prêts à travailler aux opérations et dans le garage. »

Entretemps, Vilmik est un bel exemple où le personnel travaille dans un esprit familial. « Nous sommes dans une ère où chacun a hâte de rentrer chez soi. Ici, nous avons des barbecues, des activités sociales et tous, nous avons envie d’y participer», illustre Élisabeth Aussant. La preuve ? Un employé s’est récemment marié et a invité tous ses collègues de travail!

La recette de la réussite

Simple
Le projet est-il simple, facile à réaliser et surtout réalisable ?

Efficace
Le projet est-il efficace ? La réalisation de ce projet nous fait-il progresser ou nous éloigner de nos objectifs ?

Harmonieux
Le projet est-il harmonieux, aide nos compagnons de travail à progresser eux aussi dans leur travail ou il ne fait que repousser un problème ?

Rentable
Le projet est-il rentable à court ou moyen terme ?

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